Voyage en Iran, première étape, Téhéran la capitale

Hum …

Comment expliquer le sentiment suscité par cette ville? Disons qu’en partant pour l’Iran, j’étais vraiment très enthousiaste. Je pensais “Houaw, je vais connaitre la perse, sa culture immense, son peuple plus qu’hospitalier et interessant par son savoir”. Puis là, ben c’est le choc … Téhéran est une ville immense où le chaos est omniprésent. Un traffic urbain à suffoquer, malheureusement représentatif du mode de vie.

Le trajet de l’aéroport à l’appartement de Pooneh est donc relativement long. Bouché, c’est bouché. Je dois néanmoins saluer les pilotes perses qui, je ne sais par quelle magie arrivent à éviter les accidents tout en conduisant abominablement mal.
=)

Alors, après une 30aines de fois pendant lesquelles j’ai sérieusement douté que mon voyage irait plus loin, nous sommes arrivés chez Pooneh. Je pose les bagages et file me doucher. Hum le vol était long …

Le soir nous sommes partis dans le quartier chic de Téhéran. C’est très joli, nous sommes sur une colline en hauteur sur la ville, les rues sont presque directement taillées dans la roche.

Et la LE BONHEUR, premier contact avec la cuisine perse, un délice. Tout d’abord, il faut que je signale qu’ici, la plupart du temps, on est invité à s’assoir sur des tapis avec des coussins pour partager le repas. Les plats sont posés au centre. Le riz est servi à part avec du beurre, de la sauce yaourt et des grenades. Ma première sélection se porte sur l’agneau et quel bon choix! Les brochettes sont vraiment exquises, je n’ai pas réussi à identifier l’épice qu’ils utilisent, il faudra que je me renseigne.

Ensuite vient la surprise … les toilettes. Héhéhé … Ben oui, on est en Orient, les toilettes, c’est deux traces pour vous dire où poser les pieds et un trou au milieu … Et bien entendu pas de papier mais un tuyau pour se laver les fesses une fois l’exercice terminé. Bon je suis certain que c’est beaucoup plus hygiénique mais tout de même, c’était bizarre au début.

Le lendemain, c’est le début de la visite guidée. Première escale: le fameux bazar! C’est génial, une marée humaine dans des tunnels aux lumières incroyables et aux parfums ennivrants. Nous avons également testé la cantine du bazaar où sont directement apportés les produits du marché. Le meilleur, mais il faut partir à la chasse aux place.

Ensuite la ville … Ici, plus personne ne pense à visiter les palais ou le patrimoine culturel. Pas le temps, aucun intérêt.

Le gouvernement iranien a fait en sorte d’attirer les habitants dans la capitale: peu de moyens dans les autres villes, accès difficile à l’enseignement, aux cultures prohibées. Du coup, depuis téhéran, il contrôle tout. Jusqu’au réseau Internet et téléphonique. Et puis, ca court dans tous les sens, difficile de rencontrer une personne connue dans cette foule, même la ville est inconnue. On demande des renseignements mais les gens ne savent tout bonnement pas. Même le plus parfait touriste passe ici dans l’anonymat. “Pas le temps de s’attarder sur cet être étrange”. Bien que la religion reste omniprésente (places séparées hommes - femmes dans les transports en commun, foulards, vêtements longs), il semble que le sujet ne soit plus préoccupant.

La nouvelle génération préfère payer des amandes plutôt que de se plier à la censure culturelle (musique, vidéo, livres, …). Toutefois, on ne se rebelle pas contre le système, tout reste docile.

Finalement nous trouvons le chemin du palais royal, c’est un endroit très beau mais désert. Nous sommes les seuls visiteurs … comme expliqué auparavant, peu d’interêt de la part des iraniens.
Heureusement, il reste les vieux quartiers, aux abords peu attrayants, délabrés, intimes, regards méfiants mais HUMAIN.

En fait, contrairement à la plupart des grandes villes, c’est dans la banlieu que l’on se sent le plus en communauté. Là nous avons rencontré un vieux luthier qui nous a invité au thé, un concert privé ainsi qu’à souper. Nous avons refusé la dernière offrande, il faut aussi savoir ne pas abuser de la bonté.

Nous sommes ensuite partis en quête de richesse perdue sur un site archéologique laissé plus ou moins à l’abandon. C’est triste mais comme dit auparavant, ici la culture n’est plus vraiment à l’ordre du jour. Nous avons profité pour discuter an francais avec Parisa, la soeur de Pooneh.

Enfin, avant de partir nous avons également visité une ancienne tour qui permettait d’évaluer l’heure par rapport à la position de l’ombre. Je n’ai pas déchiffré le fonctionnement …

Je suis resté trois jours à téhéran, demain nous prenons un vol pour Kerman où vivent les parents de Pooneh …

 

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