Kerman, le collier du désert

Kerman, le 26 aout 2008.

Après deux jours dans la capitale, nous allons prendre l’avion pour partir à Kerman et commencer le périple à travers l’Iran. Je suis impatient.

Au menu: Kermann, Shriraz (Persepolis), Yazd, Esphahan, puis retour sur Teheran. Le tout en bus …

Cette fois-ci, c’est à l’aéroport national que nous allons (j’avais attéri à l’aéroport international). Celui-ci a beaucoup plus le cachet militaire, c’est d’ailleurs interressant puisque il y a un personnel civil chargé du service qui est supervisé par des gardes de l’armée Islamique (habillés en vert sombre). Bien entendu, le personnel service doit être obéissant, et les gardes sont en fait les superviseurs. Il contrôle d’ailleurs l’enregistrement et l’embarquement. Un garde est également posté dans chaque vol.

Nous attérissons à Kerman dans la soirée, le père est venu nous chercher. C’est un homme aux traits de sagesse très marqués. Je remarque assez rapidement qu’il malaxe une sorte de rosaire assez régulièrement, il s’agit en fait d’un Tasbih. Traditionnellement utilisé comme outil de prière. Le mot Tasbih signifie “Gloire à Dieu”, “Glorifier Dieu avec des hymnes” ou “Prier à Dieu”. Depuis que les chapelets ont été utilisés dans la procédure de la prière, les Tahsbi sont utilisés indépendamment du fait si ils sont utilisés pour la prière ou comme moyens d’occupation et d’activité manuelle. Certains considèrent que le Tasbih faisait partie de la culture populaire Perse bien avant l’Islam.

Les Tasbih sont habituellement constitués de 99 grains, afin de compter 99 prières, chacune récitée pour les 99 noms sacrés de Allah dans le Coran.

Le paysage est désertique, de larges étendues vides et des montagnes arides. Kerman est splendide!

 

Cette ville se trouve au beau milieu du désert. Le traffic y est bien moins présent mais les gens conduisent encore plus mal et les voitures en contre sens ne sont pas rares. =)

Nous sommes passés chez les parents de Pooneh pour poser les sacs, boire le premier thé (d’une série intermidable) et partons faire un tour en bas des montagnes culminant la ville. Sur la route on passe devant une immense mosquée qui fera office de réveil très matinal lors de mon séjour dans la ville. Elle est magnifique, pratiquement construite dans le montagne, les lumières et couleurs qu’elle arbore sont tout à fait remarquables. Il fait chaud et les étoiles dans le ciel sont infinies.

Après cette petite escapade nous passons dans le centre ville.
Encore une fois ville de lumière.

C’est interressant de voir qu’ici les gens sortent un tapis sur l’épaule pour aller picniquer sur les espaces verts. La shishas est également pratiquement toujours là.

Une construction très connues dans ce type de désert sont les réservoirs de glace. De grands igloo de pierres dans lesquels on entrepose la nourriture ou les récoltes d’une saison ou d’une année sur l’autre, jusqu’avant le développement des techniques de réfrigération et bien sûr de communication du début du XX° siècle.

Ensuite, nous rentrons à la maison. Hum, tout de même bizarre d’être invité chez les parents, surtout dans une culture islamique. C’est à ne pas s’y tromper à 99% de chance pour les présentations officielles.

 

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