Kerman 2eme partie

Aujourd’hui on file pour le bazar …

Ca sent bon et fort les aromes, kerman est très réputé en Iran pour ses tapis et ses épices. Et franchement cela ne m’étonne pas. J’en profite pour acheter quelques cadeaux pour mes collocataires et des épices pour pouvoir cuisiner en rentrant à Berlin.

Les galleries où sont présentés les stands sont d’une beauté incroyable, rien à voir avec le bazar de teheran où l’on voit plus les systèmes de climatisation que les murs se cachant derrière.

Ici les systèmes de refroidissement ont été pensé depuis des siècles. Les toits des galleries sont jonchés de puits de lumière réguliers permettant un circuit de ventilation continuel ainsi qu’un tracé au sol d’un chemin de lumière. Les tunnels sont incroyablement à la fois éclairés et rafraichissant; grâce à ces simples orifices.

Un autre produit important ici et en général en Iran et l’artisanat du cuivre. On trouve des ustensiles de cuisine ainsi que des scultures de tout genre. Les ateliers sont généralement ouverts et mis en évidence pour les visiteurs du bazar.

Trait caractéristique des bazars, celui-ci contient également de magnifiques cours intérieures. Bien que certaines soit tout bonnement abandonnées, elles gardent tout de même un caractère très particulier qui leur donnent une grande beauté, mystique.

 

Pendant cette découverte du bazar de Kerman, nous nous sommes arrétés dans un hamam du bazar-e-Vakil reconverti en maison de thé. Là nous avons également pu écouter un concert de musique traditionnelle perse

Après cette petite visite, nous nous sommes décidés à partir en excursion dans la ville. Là encore époustouflant, les monuments sont cette fois bel et bien présents et entretenus dont la mosquée de jameh (mosquée du vendredi).

Ensuite nous montons sur la colline surplombant la ville pou admirer la vue sur Kerman.Encore une fois c’est fabuleux de voir cette ville entourée de montagnes arides. Véritable oasis au milieu de nul part.

Comme d’accoutumé nous fesons ensuite une pause. En Iran la sieste n’est pas une faignantise mais une réelle nécessité. Ici les températures sont tellement chaudes en début d’après midi que sortir devient inutile. Surtout si l’on a déjà enduré la chaleur dans le matinée.
Mais avant de dormir, pause repas! et là la maman de Pooneh va cuisiner pour nous! miam.

Bien sûr je ne peux m’empécher de m’introduire dans la cuisine pendant que Pooneh se repose déjà. Pour se genre d’expérience pas besoin de connaitre la langue locale.
=)

Alors je pose des tas de questions, fesant des signes, dessinant, écrivant des informations et … j’apprend les termes culinaires! Seconde grande importance en terre étrangère!
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Le plat est de l’aubergine au séré, ingrédient: Aubergine, oignons, épices et Kaskh (traditionnel). C’est une sorte de purée que l’on dégustera avec le pain galette. A la main bien sûr.
Le vocabulaire culinaire sera détaillé dans le prochain post.

Après la sieste, nous partons pour Shazdeh Garden (le palais du prince) qui se situe à mahan, en dehors de Kerman. Ce palais est au pied des montagnes et son entrée donne sur le désert.

Le jardin a été construit pendant les 11 années de gouvernement de Abdolhamid Mirza Naserodolleh
(Qajar dynasty). La construction fut laissé interminée à cause de la mort dans les années 1890.

Petite anecdote: Il y avait ce jour là un concert organisé et la mère de Pooneh a commencé à dire quelque chose que bien sûr je n’ai pas compris (puisqu’elle ne parle que perse comme le père). Et pooneh commence à rire …
En fait Pooneh me traduit que cela serait un belle endroit de mariage … hum est ce que c’était une plaisanterie? Je sourie en retour comme la culture l’oblige et également pour faire comprendre que j’avais compris le sens de la plaisanterie (?).
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Cet endroit est très agréable, de longues fontaines d’eau relient les deux portes du palais. C’est encore une fois fou de voir que, en plein mileiu désert, il existe toutefois des ressources d’eau à même le sol. Cet eau provient vraisemblablement d’un ruisseau souterrain venant des montagnes.

Sur le retour , nous nous arreterons sur la tombe de Shah Nur-eddin Nematollah Vali, poète, sage, Sufi et fondateur de l’ordre dervishes, le batiment a deux minarets couverts de tuiles turquoise. Shah Nematallah Wali passa beaucoup d’année à enseigner sa spiritualité en Asie central avant de s’arrêter à Mahan, 20 Km au sud est de Kerman où il passa les dernières 25 années de sa vie. Hil mourru en 1431, après avoir fondé l’ordre dervishe qui est encore aujourd’hui actif.

De retour à la maison des parents de Pooneh, nous mangeons et souhaitons aller se balader en ville. Les parents s’y opposent. Nous ne sommes plus à Téhéran et ici il est possible que la police islamique nous arrête et nous demande les papiers. N’étant ni l’époux, ni de la famille de Pooneh, ce serait alors problématique.

 

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