Archive für August 2008

Kerman 2eme partie

Aujourd’hui on file pour le bazar …

Ca sent bon et fort les aromes, kerman est très réputé en Iran pour ses tapis et ses épices. Et franchement cela ne m’étonne pas. J’en profite pour acheter quelques cadeaux pour mes collocataires et des épices pour pouvoir cuisiner en rentrant à Berlin.

Les galleries où sont présentés les stands sont d’une beauté incroyable, rien à voir avec le bazar de teheran où l’on voit plus les systèmes de climatisation que les murs se cachant derrière.

Ici les systèmes de refroidissement ont été pensé depuis des siècles. Les toits des galleries sont jonchés de puits de lumière réguliers permettant un circuit de ventilation continuel ainsi qu’un tracé au sol d’un chemin de lumière. Les tunnels sont incroyablement à la fois éclairés et rafraichissant; grâce à ces simples orifices.

Un autre produit important ici et en général en Iran et l’artisanat du cuivre. On trouve des ustensiles de cuisine ainsi que des scultures de tout genre. Les ateliers sont généralement ouverts et mis en évidence pour les visiteurs du bazar.

Trait caractéristique des bazars, celui-ci contient également de magnifiques cours intérieures. Bien que certaines soit tout bonnement abandonnées, elles gardent tout de même un caractère très particulier qui leur donnent une grande beauté, mystique.

 

Pendant cette découverte du bazar de Kerman, nous nous sommes arrétés dans un hamam du bazar-e-Vakil reconverti en maison de thé. Là nous avons également pu écouter un concert de musique traditionnelle perse

Après cette petite visite, nous nous sommes décidés à partir en excursion dans la ville. Là encore époustouflant, les monuments sont cette fois bel et bien présents et entretenus dont la mosquée de jameh (mosquée du vendredi).

Ensuite nous montons sur la colline surplombant la ville pou admirer la vue sur Kerman.Encore une fois c’est fabuleux de voir cette ville entourée de montagnes arides. Véritable oasis au milieu de nul part.

Comme d’accoutumé nous fesons ensuite une pause. En Iran la sieste n’est pas une faignantise mais une réelle nécessité. Ici les températures sont tellement chaudes en début d’après midi que sortir devient inutile. Surtout si l’on a déjà enduré la chaleur dans le matinée.
Mais avant de dormir, pause repas! et là la maman de Pooneh va cuisiner pour nous! miam.

Bien sûr je ne peux m’empécher de m’introduire dans la cuisine pendant que Pooneh se repose déjà. Pour se genre d’expérience pas besoin de connaitre la langue locale.
=)

Alors je pose des tas de questions, fesant des signes, dessinant, écrivant des informations et … j’apprend les termes culinaires! Seconde grande importance en terre étrangère!
=)
Le plat est de l’aubergine au séré, ingrédient: Aubergine, oignons, épices et Kaskh (traditionnel). C’est une sorte de purée que l’on dégustera avec le pain galette. A la main bien sûr.
Le vocabulaire culinaire sera détaillé dans le prochain post.

Après la sieste, nous partons pour Shazdeh Garden (le palais du prince) qui se situe à mahan, en dehors de Kerman. Ce palais est au pied des montagnes et son entrée donne sur le désert.

Le jardin a été construit pendant les 11 années de gouvernement de Abdolhamid Mirza Naserodolleh
(Qajar dynasty). La construction fut laissé interminée à cause de la mort dans les années 1890.

Petite anecdote: Il y avait ce jour là un concert organisé et la mère de Pooneh a commencé à dire quelque chose que bien sûr je n’ai pas compris (puisqu’elle ne parle que perse comme le père). Et pooneh commence à rire …
En fait Pooneh me traduit que cela serait un belle endroit de mariage … hum est ce que c’était une plaisanterie? Je sourie en retour comme la culture l’oblige et également pour faire comprendre que j’avais compris le sens de la plaisanterie (?).
=)

Cet endroit est très agréable, de longues fontaines d’eau relient les deux portes du palais. C’est encore une fois fou de voir que, en plein mileiu désert, il existe toutefois des ressources d’eau à même le sol. Cet eau provient vraisemblablement d’un ruisseau souterrain venant des montagnes.

Sur le retour , nous nous arreterons sur la tombe de Shah Nur-eddin Nematollah Vali, poète, sage, Sufi et fondateur de l’ordre dervishes, le batiment a deux minarets couverts de tuiles turquoise. Shah Nematallah Wali passa beaucoup d’année à enseigner sa spiritualité en Asie central avant de s’arrêter à Mahan, 20 Km au sud est de Kerman où il passa les dernières 25 années de sa vie. Hil mourru en 1431, après avoir fondé l’ordre dervishe qui est encore aujourd’hui actif.

De retour à la maison des parents de Pooneh, nous mangeons et souhaitons aller se balader en ville. Les parents s’y opposent. Nous ne sommes plus à Téhéran et ici il est possible que la police islamique nous arrête et nous demande les papiers. N’étant ni l’époux, ni de la famille de Pooneh, ce serait alors problématique.

 

Un hamam, un désert, fin du périple Kerman

Pfffouuu, encore une belle journée en Iran,

Lors du petit déjeuner, c’est cette fois avec le père que j’ai réussi à communiquer. Il m’a appris que kerman signifie en fait “serpent” du désert (et non collier comme la plupart des définitions le donne). Ce nom vient d’une légende comme quoi il y a des millénaires de celà, vivait en ce lieu un serpent immense qui gardait le désert. Folklore bien entendu, mais c’est une belle histoire.

Alors tout d’abord dans le matinée nous sommes retournés au bazar ou j’avais repéré un Hamam. Cela tombe bien le gérant est une connaissance du père de Pooneh (bon il faut dire que culture islamique oblige, tout el monde se connait un peu).

Mais c’est tout de même une belle opportunité. Ce hamam est un des plus vieux de la ville et il n’est pas vraiment en service. Ici beaucoup de familles viennent pour apprendre les massages et profiter des vertus des vapeurs. Donc, on est bien loin du hamam public que l’on peut trouver assez facilement.

Je me déshabille et entoure un tissu autour de la taille. Ensuite, je me rends dans la salle voisine ou je viens prendre le bain. Premièrement on se nettoie. Je visite ensuite la salle principale qui est en fait composée de plusieurs angles correspondant à chaque caste sociale. Ici, les paysans ne s’assoient pas avec les nobles, commes les nobles ne s’assoient pas avec les artisans …

Je suis également surpris de voir qu’il est possible de manger ou fumer la shisha ici. Avec cette chaleur??

Le hamam est principalement constitué d’un bassin central d’eau chaude et de petits bacs contre le mur pour se rafraichir ou refroidir la température dans son angle.
Hum, après déjà presque une semaine ici, l’avion, la voiture, la marche … un peu de détente. Je passe ensuite dans la dernière salle ou m’attend une famille (bien sûr que des hommes: pères, fils, cousin, grand père …). Le père comme les fils sont ici pour apprendre l’art du massage et le transmetter à leur famille. C’est très fraternel.

Le massage dans un Hamam n’a rien à voir au massage traditionnel “suedois”. Ici on vous nettoie la peau avec du savon sablonneux qui vous donne l’impression que l’on vous arrache la peau. Ensuite on vous deboite les os … il y a des positions avec mes bras, jambes, épaules que je n’avais jamais soupsonné possibles. Heureusement je connais ce genre de thérapie, il est primordial de ne pas être tendu, faire confiance.

En sortant de là, j’ai l’impression qu’il ne reste plus qu’à m’envoler tellement mon corps me semble léger.

Je rejoins Pooneh et sa mère qui après avoir flanné dans le bazar m’attendais dehors. Quel dommage que les femmes ne soient pas admises.

Nous fesons encore un tour dans le bazar et j’achète de nouveau épices. Là, la mère de Pooneh discute avec un vieil homme assis dans un coin. Elle le connait depuis si longtemps qu’elle était encore écolière quand il était derrière l’étalage. Maintenant le fils a repris le magasin. Je fais mon choix mais nous attendons longtemps. Pooneh demande si nous pouvons être servis puisque nous étions là avant et le vendeur rétorque: “depuis que vous êtes entrés dans ma boutique, les clients pleuvent alors je vais faire en sorte que vous restiez le plus longtemps possible”. Que d’esprit! même si je suis un peu agacé d’avoir autant attendu j’avoue que le bonhomme a eu une belle rhétorique.
=)

Nous rentrons ensuite à la maison pour nous reposer et, encore, boire du thé! Ensuite nous irons dans le désert. La température est encore bien trop chaude à cette heure-ci.

Je suis un peu frustré … moi qui voulait voir le désert en pleine journée, quand la chaleur vous assome … nous ne partons que vers 18:00 et il nous faudra une heure pour rejoindre le désert.

Je ne comprendrais qu’ensuite que plus tôt est tout simplement impossible. Ce désert atteint des température de 70° pendant la journée. Nous sommes au centre sud d’Iran. Ici les températures entre jour et nuit ne subissent pas de fortes variations.

Bref, nous voilà au beau milieu du désert, à 19:30 et la température est de 45° !!! (thermometre de la voiture à l’appui) … bouah c’est pas croyable!

On me demande de faire attention car il pourrait y avoir des serpents, mais rien a faire je cours dans tout les sens. Merde c’est trop beau, tout est vide, les silhouettes des montagnes au loin, pas un bruit …

Quel spectacle! désolé de nous vous en offrir que de simples photos …

Après une demi heure, j’ai ramassé quelques cailloux. Ils seront le souvenir de l’énergie qui erre ici. Mais il est déjà temps de rentrer ou plutôt monter sur une des hauteurs alentours pour admirer les étoiles. Merci! ces gens sont pleins de bonne valeurs!

Nous nous arreterons donc sur la route pour contempler ce rideau d’étoiles. C’est tellement beau … même moi qui pensait que plus beau ciel qu’en montagne il ne pouvait exister … j’avoue, je me suis trompé.

Nous rentrons ensuite pour prendre le dernier repas ici a Kerman. On Discute, demain il faut se lever tôt alors je bouquine encore un peu et m’endors pour pouvoir être réveillé aux aurores par les chants de la mosquée, une dernière fois ici.

Merci à toute la famille pour m’avoir accueilli comme un fils … hum mais pas comme un gendre hein!
=)

Demain, en route pour shiraz et … Persépolis!