Archive für September 2008

Adieu Iran et merci la perse

Voila, après le village de Abyaneh, nous reprenons la route pour Teheran. Je pense que le trajet a duré 6 heures, nous avons traversé de larges déserts (nous somme également passés par le site nucléaire et ces lignes de lance missile air sol), j’étais totalement déhydraté.

Nous récupérons un Halim sur le passage. C’est un repas traditionnel durant le ramadan, mélange de pois chiches en purée, viande de dinde broyée et bourré de vitamines! Ainsi que les éternelles bières sans alccol (et oui pas bu de deux semaines ici!!!)

Le samedi (lendemain), je trie les photos de Pooneh puis nous partons pour le centre ville pour faire des achats de CD, DVD ou livre.

Pour les CDs se ne sera pas un problème puisque je cherche de la musique tradiotionnelle. Par contre, en ce qui concerne les livres et DVDs, c’est un vrai deal ici. La censure n’autorise pratiquement aucun livre étranger, donc, que du perse. Les DVD subissent la même lois. Je ne trouverai que des CDs.

La dernière nuit je demande à Réza de m’apporter de la musique (notamment une que j’avais remarquée lors de notre trajet en voiture). Nous écoutons la musique regardons les photos une dernière fois ensemble. Je salue Réza, et discute ensuite avec Pooneh sur notre voyage, les sentiments, l’expérience.

On sonne, c’est le taxi. Je dis au revoir à Parisa et nous descendons ensemble avec Pooneh. Nous nous saluons et je monte dans le taxi. Hum … tout me manque déjà …

Le chauffeur pensant à mon physique que j’étais espagnol met de la musique hispanique dans la voiture. Je sourie “je suis vraiment un étranger ici …”

Une heure après je suis dans l’avion, sans avoir encore conscience que je rentre à Berlin-

MERCI A TOUS ET SUSTOUT A TOI MA POONEH!

MERCI A L’IRAN QUI AU DELÀ DES PRÉJUGÉS, AU DELÀ DU FAIT QU’IL RESTE ICI UNE POLITIQUE TOTALITAIRE OPPRESSANTE …

RESTE UN PAYS A CONNAITRE ET A LA BONTE IMMENSE.

Retour dans le passé lontain, le village d’Abyaneh

Finalement comme sur un album de musique, Pooneh m’avait réservé un village caché. Ainsi, alors que nous remontons en voiture vers le norf du pays et Téhéran. Nous faisons escale à Abyaneh, un des plus anciens village d’Iran planté dans un oasis au milieu du désert.

Abyaneh résista à la conversion à Islam à travers les âges et resta un village Zoroastrien jusq’à qu’il soit forcé à la reconversion Shi’ite Islam sous l’ère de Saffavid Shahs, comme beaucoup de villages aux alentours jusque là Zoroastrien.

La plupart des gens vivant dans ce village usent les coutumes traditionnelles telle que le séchage des fruits directement à même le sol en les couvrant pour éviter la moisissure et les mouches. La tenue traditionelle est là aussi de rigueur et les habitants, de taille incroyablement petite ne veulent pas être photografiés. Cela reste un village très touristique, surtout pour les iraniens d’ailleurs, donc je devine leur agacement.

A la place une dernière photo de Parisa et Reza.